Jen Miller, Morceaux de Vies

L’art s’est invité dès l’enfance, dans le quotidien de Jen Miller. Issue d’une famille d’artistes nomades, la jeune femme a grandi dans un monde où l’évasion et la création étaient omniprésentes. Ses parents l’ont toujours soutenu, accompagné et inspiré. « Sans jamais nous forcer, avec mon frère Mik, ils nous ont donné un pinceau, et nous ont dit : « exprimez-vous, amusez-vous, oubliez le temps et laissez-vous porter… » Aucune pression, juste la volonté de Monika Meunier de voir sa fille poursuivre ses rêves, voyager, s’ouvrir aux différentes cultures. Jen parcourt le monde puis s’envole en Espagne où elle intègre une école d’art afin d’explorer un large éventail de techniques artistiques. De retour en France, elle troque ses carnets de dessins contre de larges toiles, mais le déclic n’opère pas de suite. Jen se cherche. C’est finalement en poussant la porte de l’atelier d’Anthony Alberti alias Mr OneTeas qu’elle s’épanouira et fera naître son propre style. Elle explore plusieurs pistes, et donne vie à des œuvres en papier journal. Sa première exposition se fera à Nice, dans l’atelier familial, le jour de l’anniversaire de sa mère. Un clin d’œil symbolique. Autres moments forts, ses premières interactions en milieu urbain : l’habillage des panneaux du Tram et ceux du Festival de Jazz à Nice.

Seconde vie 

La marque de fabrique de Jen Miller : ce sont ces morceaux de journaux et de magazines récupérés, découpés, assemblés, et placés sur une toile.  Ces « pixels de papiers » révèlent plusieurs formes, et dissimulent des messages. « Bien souvent destinés à être jetés, ils renaissent dans mes tableaux, c’est une manière de dénoncer le gaspillage de masse ». Mais également une réflexion sur la place qu’occupe internet. « Au quotidien, l’importance accordée aux smartphones et aux ordinateurs est trop importante. C’est une drogue dont nous sommes tous les victimes et les acteurs, hypnotisés par ces écrans », explique l’artiste. « L’accumulation de ces articles de presse nous laissent finalement la sensation d’une heure passée à flâner sur la toile. Il nous reste des bribes d’informations, un peu floues, bloquées dans notre esprit ». Jen ajoute que la lecture de ses tableaux nécessite de prendre du recul. « Il faut se déplacer pour que les pixels laissent apparaître leur message. Il y a plusieurs lectures. Proche, on se perd parmi les mots, les images, et les couleurs qui se mélangent sur la toile. Mais pour que le sujet soit clairement défini, il faut prendre du recul… Comme bien souvent dans la vie », s’amuse l’artiste. Avec plusieurs accrochages programmés à l’étranger et dans le Sud de la France comme le 16 juin 2017 lors d’une exposition collective à la Vague de Saint Paul, Jen Miller n’a pas fini de transmettre ses messages… pixellisés.

Art has been a guest in Jen Miller’s daily life since childhood. Her parents have always supported, accompanied and inspired her. “Without ever forcing me and my brother Mik, they gave us brushes and said “express yourselves, have fun, forget time and let yourselves get carried away…” No pressure, juste Monika Meunier’s desire to see her daughter follow her dreams, travel, and experience different cultures. Jen flew to Spain, where she attended art school, to explore a wide spectrum of artistic techniques. Back to France, it was finally by entering Anthony Alberti’s workshop, alias Mr. OneTeas, that she was able to blossom and find her own style. Her first exhibit will be here in Nice, in the family workshop, on her mother’s birthday. A symbolic wink. Another powerful experience, her first contact with the urban support: Creating the tram posters and those of the Jazz Festival in Nice.

Second Life

Jen Miller’s trademark is pieces of paper and magazines that she salvages, cuts, assembles, then applies to a canvas. These “pixel papers” reveal several shapes, and hide messages. “On a daily level, smartphones and computers are given too much importance” explains the artist. Jen adds that looking at her painting requires standing back, taking some distance. “ You need to move around for the pixels to reveal their message. There are a few ways of looking at them. Close, you lose yourself within the images that are mixed on the canvas. But for the subject to be clearly defined, you need to step back…. like a lot of times in life”, the artist jokes. Several exhibits are planned abroad, and in the South of France, such as June 16th, 2017 for a collective exhibition at La Vague, in Saint Paul de Vence.

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