La Machine

Don QuiXote, l'invincible

Cœur battant et souffle coupé devant un monument de la littérature remis au goût du jour. La compagnie théâtrale niçoise La Machine propose dans « Don QuiXote, l’invincible ou le manifeste de la vie singulière* », une création librement inspirée du chef d’œuvre de Cervantès.

« Je ne suis qu’un incubateur pour le monde. Je génère, je nourris, j’inspire ». Les mots résonnent… Ceux de Félicien Chauveau qui signe avec brio un texte fin et actuel. Les yeux sont pleins d’étoiles devant la mise en scène et la direction artistique de cette pièce qu’il considère comme un « défi, une évidence ». Pari réussi. A la fois cartoonesque et profond, ce Don QuiXote invite à réfléchir sur « un monde courant à sa perte ». Sur les planches, Guillaume Geoffroy fascine de sa poignante présence en chevalier à la triste mine décidant « de bousculer l’inéluctable en devenant maitre de sa propre vie ». Chapeau bas à Benjamin Migneco qui incarne un touchant Sancho Panza privé de la vue. Saluons également l’interprétation implacable d’Eva Rami.

Dans un univers post apocalyptique au décor époustouflant, la partition s’anime sous les notes arabo-andalouses de Merakhaazan. Le rythme est soutenu : entre batailles rocambolesques et pauses chimériques, l’espoir d’un monde meilleur s’esquisse. Magique, saisissant, poétique. Une palette d’émotion au service du théâtre en lettres capitales !

* Création coproduite par Anthéa

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