Luc Bassompierre, Esthétique engagée

« J’ai toujours voulu être photographe, mais pour mon père, ce n’était pas un métier ».  Si certains sont arrivés à la photo par hasard ou poussés par le destin, Luc Bassompierre voyait cette profession comme une évidence. Mais transformer sa passion en métier lui prendra finalement de nombreuses années, puisqu’il suivra la volonté de son paternel et occupera différents emplois avant de revenir à son premier amour. « J’ai travaillé dans l’univers pharmaceutique, les ventes aux enchères ou encore le monde de la nuit, et finalement dans l’import-export à Dubaï jusqu’en 2009, date à laquelle l’entreprise a fait faillite… » Ce jour-là, Luc décide de repartir à zéro et de réaliser le rêve de l’ado de 16 ans qui sommeillait en lui, en se lançant dans la photo. A 32 ans, il s’envole pour New York et intègre une école de photojournalisme. Après un an de formation, Luc est embauché par le magazine AM New York et grave sur pellicule des instants de la vie quotidienne des New-yorkais, en couvrant tous les rendez-vous qui animent la Grosse Pomme. « A cette période, mes amis évoluaient, pour la plupart, dans l’univers de la mode. Ils m’ont intégré à ce milieu ». Luc découvre les rouages des prises de vues en studio, et la technique. « La photographe new-yorkaise Reka Nyari, est l’une des artistes qui m’a le plus soutenu, et inspiré. Notamment par son style érotique. Elle est à la fois ma muse et celle qui a su me pousser à développer mon style ». Le quotidien de Luc oscille entre reportages de terrain et shootings. Si le photojournalisme est réellement le domaine qui le passionne, il a de plus en plus de commandes dans la mode et réalise finalement des projets à la frontière entre ces deux univers. « Des portraits conceptuels réalisés dans des lieux forts comme à Gaza, au Cambodge, ou en Afrique du Sud… Des projets à vocation humanitaire, marqués d’une volonté esthétique avec un aspect provocateur permettant de véhiculer un message. Faire passer plusieurs idées à travers une image ».

L’humanitaire

« Il y a six ans, mon amie Reka Nyari devait couvrir le forum HRF (Human Rights Foundation) à Oslo, monter un studio sur place, et réaliser des portraits… Elle n’a pas pu s’y rendre et je l’ai remplacé ». Une fois sur place, un véritable déclic s’opère. « Je n’ai jamais été aussi inspiré et bouleversé de ma vie. Le courage de ces gens, leur implication et la manière dont ils agissent pour changer le monde te force à mettre tes propres actions en perspective ». Depuis, chaque année, il se rend sur place, fin mai. Avec Reka c’est leur pèlerinage annuel. De là, naîtra le projet engagé baptisé « We weren’t born killers » qui illustre le drame des enfants soldats. L’homme d’affaires Richard Branson a salué son projet, un soutien qui lui permettra d’accéder au niveau supérieur et d’obtenir une reconnaissance internationale. Ses projets impliquent souvent des enfants. « En tant qu’adulte, on est un peu pollué par son entourage ou des notions que les plus petits ne connaissent pas. La pureté de leur regard sur le monde, leur honnêteté me frappe. Ils ne trichent pas ». Ces clichés sont à la fois le moyen d’alerter les consciences, mais également d’exprimer ses propres frustrations face à cette détresse. « Je suis conscient que ces projets sont plus un exutoire pour moi qu’un moyen d’aider ces opprimés. Mais si cela permet d’alerter ou d’éveiller les consciences, cela aura fonctionné ».

Expositions & Inspirations

Exposé dans différentes galeries sur la Côte d’Azur et Monaco, c’est Outre-Atlantique, à New York et Miami, que Luc affiche le plus souvent son art. Dernière expo en date? A New York, chez Milk Studios, l’un des lieux les plus pointus en matière d’art, de photographie et de tendances actuelles. « Le thème était : Kristian Schmidt vs. Luc Bassompierre. « Plus de 2 000 personnes sont venues, c’était un très bel événement ». Aujourd’hui, le photographe cherche plus que jamais à véhiculer un message puissant, tout en gardant un aspect esthétique fort. Ses inspirations? Les femmes sont également très présentes dans l’art de Luc Bassompierre. « La beauté d’une femme est ce qu’il y a de plus sensuel au monde ». Et le thème de chaque série de photos est provoqué par son modèle. « Je ne prévois rien à l’avance. Tout se fait dans l’instant. Je ne dis rien. Je veux du naturel, et de la sincérité ». Un travail qu’il voit comme une déclaration d’amour à la gente féminine… Dans les mois à venir, l’artiste planche sur un projet de lancement d’un magazine de photojournalisme et un projet en Asie sur un casino où aucune règle n’existe… A suivre.

« I always wanted to be a photographer, but for my father, it wasn’t a profession”. Whereas some become photographers by chance, or destiny, for Luc Bassompierre being a photographer was an evidence.  However, turning his passion into a job would take him numerous years, as he bent to paternal will, doing different jobs before returning to his first love at 32. At that point, he decided to start from zero by leaving for New York to attend a photo-journalism school. After a year of training, Luc was hired by AM Magazine in NY. “ At that time, most of my friends were up and coming  in the fashion world. They brought me into the milieu”. The NY photographer Reka Nyari is one of the artists who inspired and supported his work. There were more and more orders in fashion, and he finally he began to create projects on  the borders of the two worlds.  “Conceptual portraits taken in powerful  places like Gaza , Cambodia or South Africa…… Projects with a humanitarian side, marrying a desired aesthetic with a provocative aspect,  to convey a message”

Humanitarian

“six moths ago, my friend Reka Nyari was supposed to cover the HRF Forum in Oslo, set up an on-site studio, and take portraits….She was unable to attend, and I replaced her”. Once there, he just clicked. “ I have never been so inspired or affected in my life. The courage of those people, their commitment and actions to change the world, forces you to put your own actions into perspective”. Since then, every year at the end of May, he goes back. For Reka and him. It’s an annual pilgrimage. From there was born the photo-journalism project, entitled “ We weren’t born killers”, which shows the drama of child soldiers.

Exhibitions and Inspiration

Displayed in different galleries on the French Riviera and Monacco, his art is more exhibited on the other side of the atlantic, in New York and Miami. Latest exhibition to date? In New York, at Milk Studios, one the most contemporary venues for art, photography and current trends.  “The theme was: Kristian Schmidt vs. Luc Bassompierre. Over 2,000 people came. It was a great event”. His inspirations? Women are also very present in Luc Bassompierre’s art. “ the beauty of a woman is one of the most beautiful things in the world”. In the coming months the artist is on to the new project of launching a photo-journalism magazine, and another one in Asia, about a casino where there are no rules…..to be followed.

www.lucbassompierre.com

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