Malcolm

A 23 ans à peine, Malcolm Mitchell peut se targuer d’un beau parcours musical ! A la tête du label Global Warming, ce passionné de musiques membre de la team Panda Events a signé en 2016 la direction artistique du Festival Crossover. DJ de plus en plus booké, il a partagé la scène de John Talabot, Laurent Garnier, Erol Alkan ou encore Daniel Avery... Malgré un parcours musical plus que positif, Malcolm conserve sa simplicité si appréciable. Il nous livre quelques lignes sur son parcours, ses souvenirs et ses projets dans une interview.

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Quel est votre parcours musical ?

Mon père vient d’Écosse et ma mère d’Argentine, l’un sculpteur et l’autre designer. Donc les arts et les influences du monde ont toujours été autour de moi, et j’ai commencé très jeune à écouter de la musique en grande quantité. À 12 ans, j’offrais pour les anniversaires des cds gravés maison compilant des morceaux de mes groupes préférés, avec une pochette faite à la main, de vrais objets collectors ! Quelques années plus tard, j’ai enchainé des stages en radio, notamment chez Fip et France Culture où j’ai découvert les studios et les métiers de la musique tout en travaillant à côté comme barman pour un grand établissement parisien. Puis, une fois le bac en poche, je suis arrivé à Nice faire des études de cinéma, et c’est là que tout a commencé à devenir sérieux.

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On s’est mis à organiser des soirées avec quelques copains, qui ont rapidement pris un peu d’ampleur. Puis, on a commencé à me proposer de faire du booking et de la direction artistique pour des bars, des clubs, des soirées, et de jouer de plus en plus comme Dj. Juste après mes études j’ai eu la chance de rencontrer l’équipe Panda Events qui m’a pris sous son aile, m’a professionnalisé et avec qui je travaille depuis maintenant trois ans.

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Vos influences ?

J’ai toujours été un gros digger et collectionneur de musiques. J’ai plusieurs milliers de disques accumulés au l des années. Mes influences sont donc vraiment larges… J’ai beaucoup écouté du hip-hop, du funk et du disco, j’ai aussi une grande passion pour la world music, en particulier l’afrobeat et les musiques latines, mais aussi un goût prononcé pour le rock psychédélique 60’s et 70’s, le post-punk et la new wave. Pour les choses plus récentes, j’écoute énormément de house et de techno, avec un penchant certain pour les artistes aux sonorités plus mélancoliques et aériennes, et surtout pour les basses profondes.

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Comment est né Global Warming ?

Le projet existe dans ma tête depuis des années, mais est né en janvier 2015. L’idée est simple : créer une famille musicale dans laquelle j’aide des artistes qui me plaisent et en qui je crois à diffuser leur musique auprès du grand public. Je conseille et dirige beaucoup les artistes avec qui je suis présent de A à Z lors de la préparation des projets. On décide ensemble de la sélection des morceaux, on les retravaille jusqu’à ce qu’ils nous semblent prêts à sortir. Puis, on façonne une vraie identité graphique et de communication autour du disque… Je suis un peu comme un membre de l’ombre qui veille sur chacun des projets et pousse toujours les artistes à aller à l’extrême de leur potentiel.

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Comment définir l’ADN de Global Warming ?

Son ADN est le mien : rêveur, ouvert d’esprit et sans limites. La plupart des projets sont électroniques, mais je me laisse la liberté si l’envie m’en prend de sortir aussi des choses plus orientées pop, voir même expérimentales si cela me semble cohérent. Mais le point commun sur chacun des projets est un son très organique et chaleureux, et une influence certaine pour les musiques traditionnelles, ethniques et tropicales. J’aime aussi l’idée de sans cesse créer de nouveaux mélanges et de nouveaux styles musicaux, notamment grâce à des artistes du monde entier. Je travaille en ce moment avec des DJs brésiliens, japonais, australiens… Tous ont un son très influencé par leurs traditions, mais font partie de cette génération Internet qui écoute énormément de musiques électroniques et qui n’ont pas peur de créer un son qui n’existe pas encore. C’est une idée qui me plait, je n’ai pas peur de ne jamais rentrer dans aucune « case », bien au contraire.

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Un souvenir particulièrement marquant en tant que Dj ?

J’en ai beaucoup ! La pression de faire l’ouverture des Plages Electroniques devant 6000 personnes, avec sur le côté de la scène Laurent Garnier, Erol Alkan, Boys Noize et Daniel Avery qui surveillent attentivement le set. Ou encore le Midi Festival l’été dernier où j’apprends sur Twitter que le headliner du festival a raté son avion et que je le remplace pour 2h30 de set en clôture du festival face à un public absolument incroyable. L’ambiance magique des Piknics Electronik que j’ai ouverts avec John Talabot sous une pluie tiède façon Woodstock… J’en oublie, mais bref, j’espère que ces moments uniques ou étranges seront encore très nombreux.

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Avez-vous des projets à court-terme ?

Oui. Premièrement je suis ravi d’avoir été repéré par Midi Artists, une superbe agence de booking et de développement qui va me représenter et me soutenir dès le printemps. Je lance une série de soirées autour du label et de la musique qu’on défend. Quelques nouvelles sorties sont aussi prévues dans l’année : de nouveaux morceaux de Sofian Rouge, du berlinois Jascha Hagen, de Beige, des collabs avec des artistes coup de cœur comme l’italien Fabrizio Mammarella, JMII le jeune protégé de Talabot signé sur Hivern Discs, Dj Steef ou encore l’australien Dreems cofondateur de Multi Culti… Une compilation autour d’une nouvelle scène d’artistes originaires de Sao Paulo, une autre compilation de morceaux traditionnels africains réédités par des artistes proches du label… Et bien sûr, beaucoup de projets avec le Crossover. Bref de belles choses à suivre !

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Un rêve à réaliser (et réalisable) dans le milieu musical ?

Quelle question… Tous les rêves sont réalisables voyons ! Plus sérieusement j’ai beaucoup de projets en tête et d’ambition donc je ne fixe pas vraiment de limites à mes rêves. À 23 ans je sais que c’est la jeunesse qui parle haha, mais j’ai un goût prononcé pour le travail et je compte bien avoir encore beaucoup de choses à raconter au prochain épisode.

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Arty Trendy et PoomClap Musique vous font gagner 2 places (1 place = deux personnes) pour la première édition de Maquisards x Poomclap Prés. Riviera à Beaulieu-sur-Mer le dimanche 4 septembre !

➕ Au programme : une journée rythmée par les vagues où s’entremêlent jouissance Nu Disco, chaleur de l’été, plaisirs gustatifs, transats et baignade au vent du midi.
Côté line up : Malcolm Mitchell, Tez Cadey, Emmanuel Camaiti aka Maanu, HOLDTight, Revers Gagnant et RHUM G.

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