Medi, Back to Basics

Après s’être exporté à Londres et dans la capitale française, le chanteur Medi est de retour dans la ville qui l’a vu naître. Face à la Méditerranée, le trentenaire a su puiser l’inspiration de son nouvel album, penser et développer le label « Dime on », et mettre en place une série de concerts solidaires.

Quelle est l’histoire du label niçois « Dime On »? 

J’aime parler de marque artistique, d’une grande famille de chanteurs et de musiciens qui aiment travailler ensemble, se comprennent et ont la même vision de la musique. « Dime On » est né à mon retour sur la Côte d’Azur. Après 14 ans passés à Paris, et à Londres, j’ai ressenti le besoin de retrouver mes racines. Je fais partie de cette génération d’Azuréens qui ont vécu des expériences, en dehors de Nice et sa région, pour finalement revenir et apprécier d’autant plus leur ville. Je suivais de loin ce qu’il s’y passait, et en 2013, j’ai eu beaucoup de plaisir à redécouvrir les nouveaux talents qui vivent ici. J’ai décidé de les soutenir, et de les réunir autour d’une même marque.

Le chanteur Niçois d’adoption David Zincke fait partie de ces talents…  

Ma rencontre avec David a été l’un des déclencheurs de l’aventure « Dime On ». En 2011, quand je tournais avec mon ancien album, il réalisait mes premières parties. Je le présentais aux maisons de disques, elles appréciaient sa musique, mais il ne franchissait pas les étapes. J’en ai eu marre, et j’ai décidé qu’on allait sortir sa musique ensemble. C’est là que j’ai pris la casquette de producteur. Mais entre nous, c’est très humain. Je me souviendrais toujours de ce que m’a dit le manager de Stevie Wonder : « J’ai travaillé pendant 30 ans avec Stevie, et il n’y a jamais eu de contrat entre lui et moi ». Avec David, c’est pareil. On s’est serré la main « à la niçoise »… (rires)

Finalement les choses se sont bien enchaînées pour lui… 

Oui, après la sortie de son premier single Oh My, j’ai rapidement trouvé des partenaires. Et David a réalisé de nombreuses dates. A ce jour, il a fait 40 concerts, certains à guichets fermés, dans des salles de 1000 à 1500 personnes. Il a réalisé les premières parties d’artistes confirmés comme Marina Kaye ou Madeleine Peyroux, et beaucoup tourné en radio. Mais on est encore dans une phase de développement. Et il sortira enfin son premier album courant 2017.

Quelles sont les particularités de « Dime On »? 

Ce nom a une signification. Il représente l’idée de jeter une pièce dans les airs. C’est un pari sur l’avenir. Dans l’industrie de la musique, les temps sont difficiles, mais je suis quelqu’un de positif. Je veux y croire. « Dime on » représente David Zincke, Mariana, Paperface, Solestones et me représente également. On se côtoie tous depuis longtemps. Je ne m’engage qu’avec des personnalités qui adhèrent à ma philosophie et qui aiment travailler ensemble. C’est primordial. Et d’autres noms rejoindront l’aventure.

Peux-tu nous parler de « Fistfull Of Dimes »? 

Le lancement d’une compilation baptisée « Fistfull of Dimes », littéralement une « poignée de pièces » était une suite logique. Au printemps, on sortira ce mini-album, composé de 5 à 6 titres, écrits par plusieurs de nos artistes. L’idée est de produire différents « Volumes », tous les 3 ou 4 mois. C’est un retour, et un clin d’œil aux origines de la musique, à l’époque où les chanteurs sortaient des singles avant de lancer leur album. Un moyen pour eux de prendre le temps de développer leur univers artistique.

Où en sont tes propres projets? 

Au Printemps, je vais sortir un nouveau single. Et cette fois, il sera en Français, tout comme mon futur album. Aujourd’hui, ce que j’ai envie de partager, je veux le faire dans ma langue maternelle. J’ai l’impression d’être à un tournant de ma vie, et c’est ce que je raconte. J’ai eu des moments difficiles, mais j’ai également vécu des choses incroyables. Enfant, je n’aurais jamais imaginé vivre ce que j’ai connu, comme les tournées avec Charlie Winston ou entendre mes titres tourner en boucle en radio. J’ai été marié, j’ai divorcé, je suis rentré à Nice, je viens d’être papa… Ces instants de vie m’ont inspiré l’écriture de cet album, baptisé Au coin d’une vie. Mes nouvelles chansons parlent à la fois de déceptions, d’espoirs, mais aussi d’incompréhensions.

Peux-tu nous parler de la Black Box? 

J’ai découvert cette salle niçoise un peu par hasard, à l’époque où l’on cherchait un lieu pour répéter avant le Festival Dime On Fest, et c’est finalement devenu un choix engagé de ma part de m’y produire. C’est une façon d’apporter une visibilité à un quartier où vivent  et travaillent des gens formidables. Et une manière de soutenir les actions sociales qu’ils mettent en œuvre. On a donc décidé d’y organiser des concerts solidaires permettant de récolter des jouets, des denrées alimentaires…

Quels sont les événements à venir? 

La prochaine édition de « Dime on Fest » est en préparation. Organisé en septembre, cet événement permet un coup de projecteur sur nos artistes. Sur scène, ils sont également accompagnés de chanteurs et de musiciens plus confirmés. C’est un partage. L’année dernière, le contexte était très particulier. Le festival s’est déroulé après les attentats du 14 juillet. On a décidé de le maintenir et de récolter des fonds avec la Fondation de France. 19 000 euros ont pu être reversés à l’association d’aide aux victimes. Et toute une série de nouveaux concerts sont prévus à la Black Box.

www.dimeonworld.com

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