Movimenta,
1er FESTIVAL BIENNAL ET COLLABORATIF DÉDIÉ À L’IMAGE en MOUVEMENT

Dans le but de laisser une trace, de transmettre, ou dans l’espoir de maîtriser la nature ou des animaux, l’homme a dessiné et peint son environnement. Dès les origines, il a sans doute voulu évoquer le mouvement : les étirements des corps d’animaux, les superpositions ou les juxtapositions de nombreux dessins rupestres montrent clairement un désir d’expression de quelque chose de non statique. Mais ce n’est qu’à partir du XIXème siècle que de nouveaux procédés techniques ont pu donner l’illusion du mouvement. L’illusion seulement, car c’est la succession rapide d’images fixes qui, grâce à la persistance rétinienne et l’effet phi, permet au cerveau de combler l’absence de transition entre les images. Ce n’est qu’à partir des années 1890-1900 que le cinéma, les dessins animés, la vidéo, puis le numérique sont venus assouvir notre besoin de représenter le vivant en action.

Les caméras jusque-là réservées à un petit nombre sont aujourd’hui intégrées dans nos smartphones grâce auxquels chacun dispose d’un outil pour enregistrer ce qu’il désire et de le diffuser sur les réseaux sociaux et internet. La possibilité de communiquer instantanément avec tous les autres ne cesse de révolutionner nos modes de vie et de faire émerger de nouvelles pratiques artistiques.

Le festival MOVIMENTA, sous la direction de Mathilde Roman, enseignante en art spécialiste de la vidéo, et de Marc Barani, architecte scénographe, vient à point pour rendre compte de la richesse des créateurs. Organisée par l’ECLAT, la structure associative très active de la villa Arson qui œuvre depuis de nombreuses années pour la diffusion culturelle, la formation artistique et le soutien à la création, artistes, chercheurs, entrepreneurs, professionnels ou amateurs se sont associés dans une recherche prenant en compte les enjeux de société les plus actuels.

Par la mobilisation de publics différents, en favorisant la rencontre entre les inventeurs des technologies et les artistes, la recherche de synergies de production et d’interconnexions, MOVIMENTA a la volonté de faire vivre des expériences collectives et de recréer du lien au cœur de la cité. Un Festival qui se veut exigeant et populaire, destiné moins à signifier qu’à poétiser la réalité. De nombreuses réalisations sont annoncées, des plus classiques : films d’archives, films d’artistes, art vidéo, performances filmées, etc., aux plus récentes : jeux vidéo, réalité augmentée, images monumentales, multi-écrans, téléphonie mobile, etc.

Le Festival explorera les récentes techniques de projection, les nouveaux supports, et médiatisera les nombreuses expériences qui se déroulent dans l’espace public. Le Paillon, épine dorsale de la ville et de la manifestation, fera l’objet de créations originales. Une dimension pédagogique sera développée lors d’expositions dans des musées, galeries, et dans d’autres lieux hors des circuits habituels. Dédiée à l’imagination, MOVIMENTA vient porter un regard autre sur les images en mouvement, mais aussi sur le médium lui-même.

Trois grandes manifestations sont annoncées : une exposition pour un Prix International de la Jeune Création, des Rencontres Art & Technologie, et l’organisation d’une Fête Urbaine avec un parcours d’œuvres dans l’espace public, des expositions dans les lieux d’art contemporain, des projections dans des salles de cinéma éphémères, un salon des galeries, des programmations de films d’artistes, de cinéma expérimental, de films d’archives et de vidéos d’art… (programme définitif à la rentrée).

Par Alain Amiel

MOVIMENTA – 1er FESTIVAL BIENNAL ET COLLABORATIF DÉDIÉ À L’IMAGE en MOUVEMENT – À Nice du 27 octobre au 26 novembre 2017

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