Raphaël Valentin

De l’écorce d’un arbre aux nervures d’une feuille, chaque détail interpelle Raphaël Valentin. A 25 ans, le jeune illustrateur s’attache à mettre en lumière la matière et la texture dans chacun de ses dessins.

Avec finesse, son approche se meut dans l’art japonais. Au départ destiné à la céramique qu’il découvre dans la culture nippone, le grassois d’origine s’installe à Lisbonne à 18 ans pour y suivre un bac STI spécialité arts appliqués en céramique. Entouré par la côte sauvage portugaise et les vagues de l’Atlantique, l’artiste opère un déclic artistique et décide de se diriger vers les Beaux-Arts dans le dessin et le graphisme. « Je puise mon inspiration en étant proche des éléments et de la nature ».

Bercé entre la capitale portugaise et Barcelone, il s’entiche des joyaux de l’architecture organique de Gaudí et affine petit à petit son coup de crayon. Au départ, il s’oriente vers des portraits et s’attèle à retranscrire l’âme d’une personne à l’image du « Repas Frugal » de Pablo Picasso. « Ce tableau m’a subjugué. Il dispose de tons forts et de beaucoup de contrastes. Picasso a une manière époustouflante d’appréhender l’humain avec une technique proche de la gravure ». Dans la même veine, des portraits réalisés aux pastels constituent la première exposition de Raphaël Valentin à Barcelone.

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Mais petit à petit, sa patte artistique s’oriente vers le monde végétal. Ce passionné de botanique qui a « appris à marcher sous les oliviers » s’exalte dans des illustrations graphiques et organiques inspirées de son parcours et des paysages de ses multiples voyages.

Lorsqu’il quitte Lisbonne en 2012, Raphaël entame un road trip d’une année en Thaïlande et en Inde. Après un retour en France sur la côte Bordelaise, l’artiste décide de s’installer durablement sur Nice en 2015. Objectif : découvrir la richesse et la diversité de la Côte d’Azur avec en parallèle la reprise de ses études vers un BTS gestion et protection de la nature. Une suite logique pour cet amoureux de la flore qui projette de se réaliser dans le tourisme responsable.

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L’art, est toujours sa bouffée d’air. Preuve en est sa récente participation à la deuxième édition niçoise de Rock Your Days en février 2016. Une petite série de tableaux exposés révélaient une technique qui lui est propre : aquarelle, encre de chine, fusain, pastel et stylo industriel. En somme, un travail subtil de précision à mi-chemin entre le pointillisme et le surréalisme. Son processus créatif, évolutif, méditatif ou frénétique, met en relief des œuvres aériennes dans un jeu de textures où « tout est volume ». Des formes géométriques, végétales et humaines s’éveillent dans des compositions hybrides. « Un lien entre le ciel et la terre » qu’il place dans ses convictions profondes : « On oublie malheureusement cette relation que peut avoir l’homme avec la nature. J’ai besoin de me connecter, de me ressourcer et de me sentir tout petit face à elle ».

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